Un cadeau de Noël dans Fallout

Si j’en crois le calendrier intégré à mon Pip-boy, nous sommes le 24 décembre. Vu le petit trésor de guerre que j’ai trouvé dans ce bureau, j’aurais tort de ne pas rester ici pour célébrer Noël. Bon il me manque du foie gras et un peu de dinde, mais la réserve d’alcool de mon vieux camarade compensera.

Je me jette négligemment dans le fauteuil de l’ancien patron des lieux et je tourne machinalement sur moi-même. Réfléchissons. Selon toute vraisemblance, j’ai fait le gros du ménage concernant les zombis qui occupaient le bâtiment. Franchement, ce serait dommage de célébrer Noël dehors, dans le froid, alors que j’ai un antre qui me tend les bras. Vu les effectifs, il devait même y avoir une infirmerie dans ce bâtiment, ce qui veut dire que j’ai même des chances de trouver un vrai lit. Et puis, qui dit laboratoire pharmaceutique dit médicaments.

Noël au balcon, zombis au tison

Constat numéro 1 : ça pourrait être très utile pour poursuivre ma quête. Pour l’instant, la chance (et mon talent naturel) m’a permis d’éviter des blessures trop sérieuses. Mais inutile de tenter le diable. Si ça devait arriver, je serais bien content d’avoir quelques cachetons dans ma besace.

Constat numéro 2 : je tuerai pour des antalgiques. J’ai le dos en bouillie à force de dormir n’importe où et le manque d’eau me donne des céphalées infernales. Bon, et j’ai peut-être un léger problème d’addiction aux antidouleurs hérité de mon lointain et glorieux passé, alors je ne dirais pas non si je pouvais enjoliver mon quotidien. Oui, je sais, entre ça et mon amour pour les breuvages alcoolisés, je cumule, mais j’aurais aimé vous voir, moi, dans mon service com’ !

Gerard a trouvé son cadeau de Noël : une armure assistée.
En voilà un joli cadeau !

Tout à mes réflexions, je remarque soudain qu’un coffre est astucieusement dissimulé sous un poster de l’équipe de Baseball favorite de mon vieil ami. Évidemment, c’est verrouillé. Je lâche un soupir. Je suppose que je vais devoir fouiller la bouillie informe qui était mon compagnon de beuverie… Heureusement, nous sommes dans un labo pharmaceutique, je n’ai donc pas trop de mal à dénicher une paire de gants en plastique pour faire les choses proprement. Une fois équipé, je retrouve le cadavre encore chaud du manager. Bingo, une jolie petite clé qui semble correspondre.

Le Père Fallout est une ordure

Le coffre s’ouvre et je retiens difficilement un cri de bonheur. Plusieurs bouteilles de champagne venues de France. Mon premier Noël dans la nature sera bien mieux que ceux organisés dans l’abri 76 à base de mauvais jus de fruits. Mais en plus des précieux liquides, je remarque surtout une petite cellule à fusion… Ne me dites pas que… C’est le genre d’ustensile qui sert à alimenter une armure assistée, du genre de celles utilisées par l’armée pour aller affronter du communiste. S’il y a ça dans son coffre, ça veut dire qu’une armure de ce genre doit se trouver quelque part dans l’usine.

Gerard a enfilé son armure assistée.
Un nouvel uniforme particulièrement seyant.

Ni une, ni deux, j’attrape mon fusil et me lance dans un tour des lieux. Assez vite, je finis par tomber sur ce qui est de toute évidence une zone de test. Quelques cadavres en blouse blanche gisent près d’une baie vitrée fermée par un volet blindé. Ils sont devant un gros bouton rouge. Bon, peu de chance que ça fasse exploser tout le complexe, hein ?

Lorsque j’appuie, le volet blindé remonte lentement, mais sûrement. Et laisse apparaître un magnifique châssis d’armure assistée. Je souris à pleine dent. Plus qu’à déballer le cadeau. Joyeux Noël, Gerard…