Dans Fallout, le crime ne paie pas… quoique.

fallout 76 gerard rhetorike

Mais quelle idée j’ai eue, de voler l’identité de mon patron ? Les mauvaises actions ne paient vraiment pas. Mais mon calvaire est une juste rétribution pour mon crime, je présume.

Je suis à deux doigts de faire un infarctus après le sprint que je viens de piquer. La bonne nouvelle, c’est que j’ai semé les zombis. La mauvaise, c’est que ce je fais maintenant face à une meute de cabots de toute évidence affamée. Mais il n’y a pas moyen d’avoir 5 minutes de tranquillité dans ces fichus Appalaches ?

Bon chien…

Évidemment, en me voyant tout essoufflé, les chiens errants ont senti la proie facile. Heureusement pour moi, j’ai calmé leurs ardeurs vite fait bien fait d’un coup de pétoire ajusté. La bande détale sans demander son reste, et je peux enfin me reposer un peu.

Une chien enragé s'apprête à manger Gerard.
Ne rien faire et mourir, ou bien tirer et avoir la SPA sur le dos… dilemme.

Dans ma fuite, je me suis dirigé vers un bâtiment imposant que je voyais au loin. Trop occupé que j’étais à semer les zombis, je n’avais pas reconnu l’endroit. Arktos Pharma, ancienne antenne locale d’un géant de la pharmacologie. Ils étaient dans mon portefeuille client. Et, accessoirement, le patron était un camarade de boisson. Autrement dit : il faut impérativement que j’accède à son bureau !

Allez viens boire un p’tit coup…

J’en ai la larme à l’œil en y repensant. Des clients comme ça, j’aurais aimé en avoir plus souvent. Une année, alors que je l’avais aidé sur son rapport annuel, nous avions fini à jouer au golf sur la terrasse du bâtiment avec des goodies des années passées. Bon, ok, sa gestion du personnel (en particulier du personnel féminin) était calamiteuse et les pratiques RSE d’Arktos Pharma n’étaient franchement pas jolies jolies, mais vu les profits qu’ils dégageaient, le groupe laissait passer.

Arktos Pharma, géant de la pharmacologie de la Virginie Occidentale de Fallout, en ruine.
Le ravalement de façade a l’air de dater…

Bon, forcément, avec les derniers développements géopolitiques, tout ça n’a plus grande importance. L’usine autrefois resplendissante et à la pointe de la technologie n’est plus qu’une ruine aux façades noircies par les retombées radioactives et la passage du temps. Surtout, à mon grand désarroi, je découvre bien vite qu’elle est remplie par des zombis. Mais la perspective d’un whisky encore comestible me donne des ailes. J’arme mon fusil, et je me prépare à régler le problème.

Du whisky pour les braves

Méthodiquement, je fais éclater la cervelle de ces pauvres hères corrompus par l’apocalypse. S’il y a bien une chose que je ne regrette pas, c’est d’avoir suivi attentivement le cours de tir dispensé dans l’abri.

Une fois le chemin dégagé, je ne perds pas de temps et me dirige droit vers les escaliers pour accéder au bureau tant convoité. Je suis vite stoppé dans mon élan par une énième de ces créatures. Je la repousse d’un coup de crosse bien senti. Alors que j’allais achever ce monstre, je constate avec effroi que je reconnais vaguement le visage défiguré par les mutations. Celui du patron de l’usine. Mon client. Mon ami. Réduit à l’état de simple bête. Pris d’un haut-le-cœur, je détourne les yeux en appuyant sur la gâchette.

Gerard a enfin trouvé du whisky, et des cigares en bonus !
Un bon whisky, des cigares cubains… l’apocalypse a parfois du bon.

Bon, je me serai bien passé de m’infliger tout ça, mais il y avait bel et bien une bouteille de whisky qui m’attendait, sagement caché dans son bureau. En me servant un verre, je jette un regard au cadavre trônant à quelques mètres devant la porte… Santé, camarade !