Au-delà de la seule perte de ma batterie à fusion, le problème avec tous les dégâts causés par ma petite sauterie improvisée, c’est qu’il y a des trous partout dans l’ancien laboratoire. Et vu le tas de zombis qui se sont ramenés la dernière fois, inutile de dire que sans armure, je ne donne pas cher de ma peau pour la prochaine fois.

Je lâche un soupir résigné en faisant face au carnage que mes frasques ont causé. Arkos Pharma est devenu une vraie passoire, je n’y suis pas allé de main morte au cours de cette nuit d’ivresse. Inutile de s’appesantir plus que de mesure sur mon sort, ce qui est fait est fait. Plus qu’à rassembler mes quelques affaires, et surtout récupérer autant de bouteilles de whisky que possible dans la réserve. Malheureusement, c’est la déception de ce côté-là aussi. Je comprends mieux mon état pour le Nouvel An. Pour résumer, je n’ai presque plus d’alcool, mes réserves de nourriture sont proches du néant, et mon refuge douillet est inutilisable. Bravo, Gerard.

Boire ou mourir, il faut choisir

Après plusieurs heures de marches au petit bonheur la chance, je croise un premier lieu relativement accueillant. Je déchante assez vite en voyant trois de ces cochonneries d’humains carbonisés. Mais l’effet de surprise des premiers jours est dissipé, je ne prends même pas la peine d’armer mon fusil. Je sors tranquillement ma batte de baseball et les cueille les uns après les autres sans broncher. Sans surprise, les cadavres ambulants n’ont rien sur eux.

Gerard prêt à frapper des zombis.
Et c’est reparti pour un tour…

Le petit bâtiment, une ancienne supérette, est bien moins accueillant que je ne le pensais au premier abord. Tout est déjà pillé. Des relents putrides me découragent très vite d’en faire mon nouveau domicile. Je sais maintenant ce qui avait attiré les goules… Je ne suis donc pas le seul survivant de l’abri 76 à ne pas s’être joint au reste du groupe. Seulement, la malheureuse dont la dépouille en putréfaction est à moitié dévorée n’a pas eu autant de chance que moi. Je m’autorise une rasade de whisky pour oublier le spectacle. Mieux vaut reprendre la route sans se retourner. Et sans y penser.

Un bon ragoût d’opossum

Un opossum sur le point d'être mangé.
Petit petit petit…

Un peu plus loin, j’ai la chance de croiser un opossum géant. Le problème de la famine qui commençait à se faire sentir est au moins réglé. Et dire que j’étais habitué aux sandwichs et aux restaurants avec les clients dans mon ancienne vie ! C’est que je commence à maîtriser plutôt bien mon fameux ragoût d’opossum.

Bienvenu à Green Country
C’est… accueillant.

Après une pause frugale le temps de me sustenter avec le fruit de ma chasse, je finis par atteindre une bourgade. Je suis accueilli par un panneau de toute beauté. De toute évidence, ça n’a pas été réalisé par une agence de communication digne de ce nom. Mais tout moche qu’il soit, le panneau me plaît bien : il annonce la présence d’un hôtel.